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Les marottes d'Aline

  • Changement

    Je m'excuse pour cette longue absence mais j'ai eu quelques soucis. Rien de grave . Concernant le blog je ne me sent pas très bien avec hautetfort , absence de statiques entre autre. Alors vous pouvez me retrouver ici. Merci et encore mille excuses.

  • Morceaux choisis (2)

    Pour ce deuxième RDV dominical j'ai trouvé ce passage dans ma lecture précédente :
    La serpe de Philippe Jeanada :

    "Je pense à mon père Antoine. Lui aussi, à la  fin de sa vie, comme Georges, il tenait un journal, sur un carnet qu'Anne Catherine et moi lui avions offert. Et lui aussi n'y parlait quasiment, et malheureusement, que d'actualité ou de politique, pas de sa vie, de sa maladie ( Parkinson), de ses habitudes, de ses peurs de ses plaisirs. Après sa mort, j'ai attendu plusieurs jours, retourné, impatient, avant de le lire. Mais je m'en fous de savoir ce qu'il pensait de Sarkozy, de Maastricht ou de la télé qui ne passe plus que des conneries. Je le savais déjà, de toute façon, on en a beaucoup discuté. Et pour quelqu'un qui ne le connaîtrait pas et tomberait sur ce carnet, quel intérêt aurait son opinion sur Ségolène Royal ?
    J'aurais voulu qu'il écrive ce qu'il se disait le matin au réveil, ce qu'il faisait l'après-midi quand ma mère était au jardin, ce qu'il imaginait de sa vie, à elle, quand , bientôt, il ne serait plus là, ce qu'il pensait de la sienne, s'il était content de celle de ses enfants, Valérie et moi, s'il se faisait du souci pour nous. Papa quoi, flûte. "
     

    Et aussi ceci:
    "Le problème de la plupart des être humains, c'est qu'il est impossible de faire demi-tour dans le temps comme sur un chemin." 

     

  • Morceaux choisis

    Pour ce nouveau petit RDV du dimanche,  j'ai choisi deux passages de ma lecture 
    . On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi.

    — Rien de plus simple, gamin ! Les réfugiés sont les gentils, ils fuient la guerre dans leur pays, on doit avoir pitié d’eux, on a le devoir moral de les accueillir, la France est une terre d’asile !
    Les migrants, eux, ce sont les méchants, ils veulent nous envahir, ils sont seulement pauvres, mais des pauvres, on en a déjà assez chez nous. Tu comprends ?
    — Donc on laisse entrer les réfugiés mais pas les migrants ?
    — Tut tut tut, pas si vite, mon garçon. Le devoir de la France est d’accueillir les réfugiés, mais la consigne est de ne pas les laisser entrer ! Du moins ceux qui n’ont pas de papiers, mais comme c’est assez rare que les dictateurs tamponnent leurs visas ou qu’ils trouvent une photocopieuse en état de marche dans les villes bombardées, ils doivent risquer leur peau pour passer illégalement.
    Mais une fois qu’ils ont posé un pied chez nous, jackpot, ils sont sauvés.
    — On ne peut plus les renvoyer chez eux ?
    — En théorie. Mais ça dépend de leur pays. On les renvoie seulement s’ils viennent d’un POS, un pays d’origine sûr, c’est-à-dire qui ne les torturera pas quand ils descendront de l'avion.

    et aussi ceci :

    -T'as de ces questions gamin! Quand une bombe explose dans une poubelle, viens pas me demander pourquoi on poste un homme devant pendant une semaine , alors qu'il faudrait tomber sur le plus con des terroristes pour qu'il choisisse deux fois la même.
    -Peut-être parce que si un terroriste débile le faisait, et qu'on avait pas surveillé la poubelle, ça paraîtrait comme la pire des incompétences ? C'est humain, patron. On préfère toujours être accusé de zèle plutôt que de laxisme. C'est l'ironie du principe de précaution. Plus notre folie imagine des risques absurdes et plus notre raison invente des normes pour qu'ils ne se produisent jamais.
    -Salopard de petit génie, tu sais que je bloque sur cette histoire de poubelle depuis des années , et que tu viens de me l'expliquer comme si j'étais un gamin de CP?

                                               

    Bon dimanche

                

  • Jules

    jules.jpg"Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux, une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque.La ville est peuplée d’autistes qui parlent tout seuls sans se regarder.

    "Quatrième de couverture: A trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide , c'est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi,mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu'une obsession -la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l'énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d'aveugle.
    J'ai surtout aimé ici l'histoire du chien Jules. Ses attitudes, ses aptitudes font de lui une personne à part entière, il est attachant et en plus , doué pour son travail, (c'est le meilleur), mais hélas, quand on a plus besoin de lui, se sentant inutile il fait une dépression. Heureusement la reconstruction est là et Jules reprend du poil de la bête. Sorti des aventures ce brave Jules le reste est bien décevant. je n'ai ressenti aucun intérêt particulier pour aucun autre protagoniste de l'histoire. D'ailleurs voilà un petit bout de temps que j'aie lu cette histoire , j'ai toujours le souvenir de l'histoire de Jules mais j'ai quasiment oublié tout ce qui tourne autour de lui.

    Jules de Didier Van Cauwelaert - Albin Michel- 2015 - 277 pages.