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Les marottes d'Aline

  • Morceaux choisis (2)

    Pour ce deuxième RDV dominical j'ai trouvé ce passage dans ma lecture précédente :
    La serpe de Philippe Jeanada :

    "Je pense à mon père Antoine. Lui aussi, à la  fin de sa vie, comme Georges, il tenait un journal, sur un carnet qu'Anne Catherine et moi lui avions offert. Et lui aussi n'y parlait quasiment, et malheureusement, que d'actualité ou de politique, pas de sa vie, de sa maladie ( Parkinson), de ses habitudes, de ses peurs de ses plaisirs. Après sa mort, j'ai attendu plusieurs jours, retourné, impatient, avant de le lire. Mais je m'en fous de savoir ce qu'il pensait de Sarkozy, de Maastricht ou de la télé qui ne passe plus que des conneries. Je le savais déjà, de toute façon, on en a beaucoup discuté. Et pour quelqu'un qui ne le connaîtrait pas et tomberait sur ce carnet, quel intérêt aurait son opinion sur Ségolène Royal ?
    J'aurais voulu qu'il écrive ce qu'il se disait le matin au réveil, ce qu'il faisait l'après-midi quand ma mère était au jardin, ce qu'il imaginait de sa vie, à elle, quand , bientôt, il ne serait plus là, ce qu'il pensait de la sienne, s'il était content de celle de ses enfants, Valérie et moi, s'il se faisait du souci pour nous. Papa quoi, flûte. "
     

    Et aussi ceci:
    "Le problème de la plupart des être humains, c'est qu'il est impossible de faire demi-tour dans le temps comme sur un chemin." 

     

  • La serpe

    la serpe2.jpgQuelques pages lues et me voila happée par cette histoire vraie  dont je n'avais jamais entendue parler.
    Et ce ne sont pas les très , très nombreuses parenthèses et autres digressions qui m'ont découragées dans cette lecture.
    Venons en aux faits.
    Henri Girard est accusé d'avoir assassiné en 1941 , dans le château de famille du Périgord , son père, sa tante et la bonne. Il est le seul survivant .
    Henry Girard  personnalité complexe est issu d'une famille bourgeoise, c'est un enfant capricieux et cependant  très intelligent. Mais son histoire ne s'arrête pas là, Henry Girard devient un écrivain célèbre sous le pseudonyme de Georges Arnaud  auteur de plusieurs écrits dont le plus célèbre  est "Le salaire de la peur" adapté au cinéma  Georges Clouzot .
    A l'issue d'un procès retentissant et contre toute attente Henry Girard est acquitté. Malgré cela dans l'esprit des gens , c'est lui le coupable.
    Philippe Jaenada entre alors en piste , furète partout tel Columbo ou Sherlock Holmes et mène sa propre enquête.
    IL décortique à fond toute cette histoire. Le moindre petit détail est repris analysé, épluché, étudié de manière très précise pour arriver à une conclusion que je vous laisse le plaisir de découvrir
    Ce livre est un pavé oui,633 pages , mais pas ennuyeux du tout et malgré le tragique de l'histoire, Jaenada  y met son brin d'humour , tout en jetant un pavé dans la marre. 

                                               La serpe - Philippe Jaenada- Julliard-2017

  • Morceaux choisis

    Pour ce nouveau petit RDV du dimanche,  j'ai choisi deux passages de ma lecture 
    . On la trouvait plutôt jolie de Michel Bussi.

    — Rien de plus simple, gamin ! Les réfugiés sont les gentils, ils fuient la guerre dans leur pays, on doit avoir pitié d’eux, on a le devoir moral de les accueillir, la France est une terre d’asile !
    Les migrants, eux, ce sont les méchants, ils veulent nous envahir, ils sont seulement pauvres, mais des pauvres, on en a déjà assez chez nous. Tu comprends ?
    — Donc on laisse entrer les réfugiés mais pas les migrants ?
    — Tut tut tut, pas si vite, mon garçon. Le devoir de la France est d’accueillir les réfugiés, mais la consigne est de ne pas les laisser entrer ! Du moins ceux qui n’ont pas de papiers, mais comme c’est assez rare que les dictateurs tamponnent leurs visas ou qu’ils trouvent une photocopieuse en état de marche dans les villes bombardées, ils doivent risquer leur peau pour passer illégalement.
    Mais une fois qu’ils ont posé un pied chez nous, jackpot, ils sont sauvés.
    — On ne peut plus les renvoyer chez eux ?
    — En théorie. Mais ça dépend de leur pays. On les renvoie seulement s’ils viennent d’un POS, un pays d’origine sûr, c’est-à-dire qui ne les torturera pas quand ils descendront de l'avion.

    et aussi ceci :

    -T'as de ces questions gamin! Quand une bombe explose dans une poubelle, viens pas me demander pourquoi on poste un homme devant pendant une semaine , alors qu'il faudrait tomber sur le plus con des terroristes pour qu'il choisisse deux fois la même.
    -Peut-être parce que si un terroriste débile le faisait, et qu'on avait pas surveillé la poubelle, ça paraîtrait comme la pire des incompétences ? C'est humain, patron. On préfère toujours être accusé de zèle plutôt que de laxisme. C'est l'ironie du principe de précaution. Plus notre folie imagine des risques absurdes et plus notre raison invente des normes pour qu'ils ne se produisent jamais.
    -Salopard de petit génie, tu sais que je bloque sur cette histoire de poubelle depuis des années , et que tu viens de me l'expliquer comme si j'étais un gamin de CP?

                                               

    Bon dimanche

                

  • On la trouvait plutôt jolie

    on la trouvait plutot jolie.jpg Je ne vais pas trop m'attarder à rentrer dans les méandres de cette histoire qui m'a perdue à certains moments. Coucou  mr Bussi où suis-je ? dans quel état j'erre ?
    Cependant pour vous donner un aperçu voici : il y a là un duo de policiers qui est sur la piste d'une superbe jeune fille , Bamby , accusée d'avoir tué deux hommes . Bamby est la fille de Leyli, une réfugiée malienne.
    Leyli , c'est  aussi une histoire à elle seule  qu'on découvre par petits chapitres  . Elle  nous touche et avec elle, surgit l'histoire des migrants , leurs difficultés au quotidien.
    On la trouvait plutôt jolie Leyli ...♪♪♫
    Elle vit de petits bouleaux ,elle élève seule ses trois enfants , ne leur impose qu'un minimum de règle mais insiste avant tout pour qu'ils prennent ensemble leur repas du soir.

    Les pages tournent vite , j'ai été bien manipulée , l'effet de surprise est là,  mais me retrouvant perdue aussi à certains moments, ne sachant plus où j'étais, à Marseille, ? à Rabat ? d'ou ma confusion parfois.
    Un Bussi différent des autres qui ne pas déçue franchement mais qui n'est pas  non plus mon préféré.

    On la trouvait plutôt jolie - Michel Bussi- Presses de la cité-2017