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  • Une vie entre deux océans

    une-vie-entre-deux-occ3a9ans.jpg  "Tu as enduré tellement d'épreuves, mais tu es toujours content. Comment fais-tu ?
    - J'ai choisi de l'être, avait-il répondu. Je peux laisser ruiner mon passé, consacrer mon temps à haïr les gens pour ce qu'ils m'ont fait, comme mon père l'a fait, ou je peux pardonner et oublier.
    -Mais ce n'est pas si facile.

    "Il avait souri, de son sourire de Frank.
    -Oui, mais, trésor, c'est tellement moins fatigant. Il suffit de pardonner une fois. Tandis que la rancune, il faut l'entretenir à longueur de journée, et recommencer tous les jours"
    La Grande Guerre a laissé sur Tom Sherbourne des traces indélébiles. Le retour à la vie civile n'est pas facile mais toutefois il trouve un travail dans lequel il se sent bien : gardien de phare sur un bout de terre sauvage. Il accomplit sa tâche la plus consciencieusement possible mais sa rencontre avec Isabel va bouleverser sa vie. L'amour est là et sa vie prend une tournure quasi idyllique sur cette île. Ils sont seuls, seulement ravitaillé de temps en temps par un bateau.

    Toutefois ce bonheur est assombri par les fausses couches successives d'Anna. Cette dernière vit de plus en plus mal ces échecs , le manque d'enfants la tourmente de plus en plus.
    Jusqu'à ce jour où un canot vient s'échouer sur le rivage, à son bord se trouvent un homme mort et un bébé, vivant. Isabel voit là un signe du ciel et demande à son mari de ne rien dire à personne et de garder le bébé. De l'élever comme s'il était le leur.
    Par amour pour sa femme Tom accepte.
    Une décision lourde de conséquences, un secret lourd à garder qui pèse de plus en plus sur la conscience de Tom. 
    C'est un vrai cas de conscience qui se pose pour chacun . Le sort de l'enfant est entre leurs mains.
     Les parents "adoptifs" et la véritable mère de l'enfant, deux familles qui se déchirent marquées toutes les deux par des drames , voient dans l'enfant un avenir meilleur se dessiner: l'espoir, la vie et  chacun a beaucoup d'amour à donner.
     J'ai eu quelques ressentiments vis-à-vis de certains personnages faisant passer leurs intérêts particuliers avant celui de l'enfant alors que j'étais toute acquise à la cause de Tom malgré tout. Mais c'est pas amour que chacun agit , (il rend aveugle parfois)  et croyant bien faire, sans voir les conséquences désastreuses que cela peut avoir. Une superbe lecture, j'ai tout aimé, de la première à la dernière page.

    Une vie entre deux océans de M.L. Stedman.

    lectures 2016,littérature

  • Petit Pays

    Petit-pays.jpg"on ne doit pas douter de la beauté des choses, même sous un ciel tortionnaire. Si tu n'es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus , et c'est comme si tu étais déjà mort."

    "-Un livre peut nous changer ? -Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormies."

    Ce petit pays c'est le Burundi que l'on voit ici à travers le regard d'un enfant.  Un enfant comme tant d'autres , il joue, fait les 400 coups avec ses camarades, mais sa vie c'est aussi le divorce de ses parents et surtout un contexte de guerre dans son pays . Une tragédie qui va bouleverser sa vie. Il va voir les pires horreurs.

    Ce n'est pas le Goncourt des lycéens que j'ai le plus apprécié. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Le début m'a semblé un peu long puis la grande Histoire rejoint la petite: forte , poignante , d'où mes trois étoiles tout de même.

                                                                   

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  • Tissage mural

    Un tissage aux couleurs automnales. Il mesure 35cm de hauteur sur 17 cm de large. Une pelote aux teintes dégradées et un peu de marron plus foncé.

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  • Une mort qui en vaut la peine

    une-mort-qui-en-vaut-la-peine.jpgAprès le diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour noir.

    1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewette, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob, et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. A sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque.

    Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ?

    Fidèle au sens grotesque sudiste de Flannery O'Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de tarentino, cette odyssée sauvage confirme le talant hors norme de Donald Ray Pollock.

    Mon commentaire:
    Que c'était long !, trop de digressions! j'en voyait pas le bout ! Seule ma curiosité pour ces personnages truculents, en particulier pour ces braqueurs de banques, m'a poussée à arriver jusqu'au bout de cette lecture. Je voulais connaître leur sort final j'ai été bien déçue sur toute la ligne.