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Morceaux choisis (2)

Pour ce deuxième RDV dominical j'ai trouvé ce passage dans ma lecture précédente :
La serpe de Philippe Jeanada :

"Je pense à mon père Antoine. Lui aussi, à la  fin de sa vie, comme Georges, il tenait un journal, sur un carnet qu'Anne Catherine et moi lui avions offert. Et lui aussi n'y parlait quasiment, et malheureusement, que d'actualité ou de politique, pas de sa vie, de sa maladie ( Parkinson), de ses habitudes, de ses peurs de ses plaisirs. Après sa mort, j'ai attendu plusieurs jours, retourné, impatient, avant de le lire. Mais je m'en fous de savoir ce qu'il pensait de Sarkozy, de Maastricht ou de la télé qui ne passe plus que des conneries. Je le savais déjà, de toute façon, on en a beaucoup discuté. Et pour quelqu'un qui ne le connaîtrait pas et tomberait sur ce carnet, quel intérêt aurait son opinion sur Ségolène Royal ?
J'aurais voulu qu'il écrive ce qu'il se disait le matin au réveil, ce qu'il faisait l'après-midi quand ma mère était au jardin, ce qu'il imaginait de sa vie, à elle, quand , bientôt, il ne serait plus là, ce qu'il pensait de la sienne, s'il était content de celle de ses enfants, Valérie et moi, s'il se faisait du souci pour nous. Papa quoi, flûte. "
 

Et aussi ceci:
"Le problème de la plupart des être humains, c'est qu'il est impossible de faire demi-tour dans le temps comme sur un chemin." 

 

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