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Littérature

  • Jules

    jules.jpg"Quant à la gestuelle des textos, elle crée dans les rues, les transports, les bureaux, une chorégraphie digitale de clones que je suis la seule à trouver grotesque.La ville est peuplée d’autistes qui parlent tout seuls sans se regarder.

    "Quatrième de couverture: A trente ans, Alice recouvre la vue. Pour Jules, son chien guide , c'est une catastrophe. Et en plus on les sépare. Alors, il se raccroche à moi. En moins de vingt-quatre heures, ce labrador en déroute me fait perdre mon emploi,mon logement, tous mes repères. Il ne me reste plus qu'une obsession -la sienne : retrouver la jeune femme qui nous a brisé le cœur. Entre une miraculée de la chirurgie et un vendeur de macarons, une histoire de renaissance mutuelle et de passion volcanique orchestrée, avec l'énergie du désespoir, par le plus roublard des chiens d'aveugle.
    J'ai surtout aimé ici l'histoire du chien Jules. Ses attitudes, ses aptitudes font de lui une personne à part entière, il est attachant et en plus , doué pour son travail, (c'est le meilleur), mais hélas, quand on a plus besoin de lui, se sentant inutile il fait une dépression. Heureusement la reconstruction est là et Jules reprend du poil de la bête. Sorti des aventures ce brave Jules le reste est bien décevant. je n'ai ressenti aucun intérêt particulier pour aucun autre protagoniste de l'histoire. D'ailleurs voilà un petit bout de temps que j'aie lu cette histoire , j'ai toujours le souvenir de l'histoire de Jules mais j'ai quasiment oublié tout ce qui tourne autour de lui.

    Jules de Didier Van Cauwelaert - Albin Michel- 2015 - 277 pages.

  • Petit Pays

    Petit-pays.jpg"on ne doit pas douter de la beauté des choses, même sous un ciel tortionnaire. Si tu n'es pas étonné par le chant du coq ou par la lumière au-dessus des crêtes, si tu ne crois pas en la bonté de ton âme, alors tu ne te bats plus , et c'est comme si tu étais déjà mort."

    "-Un livre peut nous changer ? -Bien sûr, un livre peut te changer ! Et même changer ta vie. Comme un coup de foudre. Et on ne peut pas savoir quand la rencontre aura lieu. Il faut se méfier des livres, ce sont des génies endormies."

    Ce petit pays c'est le Burundi que l'on voit ici à travers le regard d'un enfant.  Un enfant comme tant d'autres , il joue, fait les 400 coups avec ses camarades, mais sa vie c'est aussi le divorce de ses parents et surtout un contexte de guerre dans son pays . Une tragédie qui va bouleverser sa vie. Il va voir les pires horreurs.

    Ce n'est pas le Goncourt des lycéens que j'ai le plus apprécié. Je n'ai pas réussi à m'attacher aux personnages. Le début m'a semblé un peu long puis la grande Histoire rejoint la petite: forte , poignante , d'où mes trois étoiles tout de même.

                                                                   

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  • Une mort qui en vaut la peine

    une-mort-qui-en-vaut-la-peine.jpgAprès le diable, tout le temps, couronné par de nombreux prix, Donald Ray Pollock revient avec une fresque grinçante à l'humour noir.

    1917. Quelque part entre la Géorgie et l'Alabama. Le vieux Jewette, veuf et récemment exproprié de sa ferme, mène une existence de misère avec ses fils Cane, Cob, et Chimney, à qui il promet le paradis en échange de leur labeur. A sa mort, inspirés par le héros d'un roman à quatre sous, les trois frères enfourchent leurs chevaux, décidés à troquer leur condition d'ouvriers agricoles contre celle de braqueurs de banque.

    Mais rien ne se passe comme prévu et ils se retrouvent avec toute la région lancée à leurs trousses. Et si la belle vie à laquelle ils aspiraient tant se révélait pire que l'enfer auquel ils viennent d'échapper ?

    Fidèle au sens grotesque sudiste de Flannery O'Connor, avec une bonne dose de violence à la Sam Peckinpah mâtiné de tarentino, cette odyssée sauvage confirme le talant hors norme de Donald Ray Pollock.

    Mon commentaire:
    Que c'était long !, trop de digressions! j'en voyait pas le bout ! Seule ma curiosité pour ces personnages truculents, en particulier pour ces braqueurs de banques, m'a poussée à arriver jusqu'au bout de cette lecture. Je voulais connaître leur sort final j'ai été bien déçue sur toute la ligne.

  • Le grand marin

                             » je me lève aux aurores, je saute au bas de ma couchette. ça m’appelle. Le dehors, l’air d’algues et de le grand marin1.jpgcoquillages, les corbeaux sur le pont, les aigles dans l e mât, le cri des mouettes sur les eux lisses du port. je prépare le café pour les deux hommes. Je sors. Je cours sur les docks. les rues sont désertes. je rencontre le jour nouveau. Je retrouve le monde d’hier. La nuit l’a caché puis rendu. Je rentre au bateau hors d’haleine. »

    Quatrième de couverture :

    Une femme rêvait de partir. De prendre le large. Après un long voyage, elle arrive à Kodiak (Alaska). tout de suite, elle sait : à bord d'un de ces bateaux qui s'en vont pêcher la morue noire, le crabe et le flétan, il y a une place pour elle. Dormir à même le sol, supporter l'humidité permanente et le sel qui ronge la peau, la fatigue, la peur, les blessures... C'est la découverte d'une existence âpre et dure , un apprentissage effrayant qui se doit de passer par le sang. Et puis, il y a les hommes. A terre, elle partage leur vie, en camarade. Traîne dans les bars. En attendant de rembarquer. C'est alors qu'elle rencontre le Grand marin.

     

    Ce qu'il y a de plus marquant dans cette lecture : C'est la volonté, la ténacité dont fait preuve cette femme. Elle ne se laisse démonter par rien. Seule sa force de caractère la pousse à agir envers et contre tout. Rien ne saurait l'arrêter, surtout pas les souffrances physiques, la dureté du travail. C'est une femme d'exception dont j'ai vraiment aimé découvrir l'extraordinaire parcours.

  • Le jour où les lions mangeront de la salade verte

    le-jour-ou-les-lions-mangeront-de-la-salade-verte.jpgUn livre commencé et non terminé.

    J’ai vraiment été agacée par les répétitions à tout va des mots burneries et burnes. Ajoutons à cela un manque évident de suspense. Il est beau , elle est belle , personnages très caricaturaux c’est sans intérêt particulier , et la fin est prévisible.

    Je n’étais nullement disposée à aller plus loin dans cette lecture , j’ai arrêté sans rien regretter.

    Pour la petite histoire voici la quatrième de couverture:

    « L’homme est un lion pour l’homme. Et les lions ne s’embarrassent pas de délicatesse. Sûrs de leur bon droit, ils imposent leurs vues sans conscience de leur égocentrisme et de leur appétit excessif pour les rapports de force. Ces lions, nous les croisons tous les jours : automobiliste enragé, conjoint gentiment dénigrant, chef imbu de pouvoir, mère intransigeante qui sait mieux que nous ce qu est bon pour nous. C’est ce que Romane appelle ‘la burnerie » Trentenaire passionnée et engagée Romane accompagne ces félins mal embouchés vers davantage d’humanité. Elle a créé une société qui leur propose un programme unique en son genre, relooking intégral de posture et de mentalité. Parmi ses nouveaux participants; figurent de beaux spécimens. Surtout un Maximilien Vogue, célèbre homme d’affaires., PDG d’un grand groupe cosmétique, charismatique en diable, mais horripilant archétype de burnerie. Saura-telle le faire évoluer pour qu’il exprime autrement sa puissance intérieure avec plus de justesse et de respect pour autrui? Une évidence: elle va voir du fil à retordre. »

    Le jour où les lions mangeront de la salade verte de Raphaêlle Giordano.